Alice still Alive

En 1998, à l’occasion du 100ème anniversaire du décès de Lewis Carroll,
est née l’idée d’expositions ouvertes aux plasticiens ayant été inspirés
d’une façon ou d’une autre par cet homme si singulier l’esprit si créatif.

La première exposition s’est tenue du 16 Décembre 1998
(le jour de Sainte Alice) au 5 Janvier 1999, dans les galeries du jardin
du Palais-Royal que Lewis Carroll a spécialement affectionné
lors de son unique passage à Paris. Une centaine d’œuvres de 27 artistes
ont été réparties dans les galeries, autour d’un lieu central : la galerie
Christian Siret, galerie de Valois.
France-Culture a couvert l’événement le soir de l’inauguration,
dans le cadre de l’émission d’Hélène Daude :
Au Pays des Merveilles de la logique- La logique avant, après Alice

Le 16 Décembre 1999 avait lieu le 1000ème anniversaire de Sainte Alice,
épouse de l’empereur Othon I ; ils ont été les fondateurs, après Charlemagne,
du Saint Empire Romain Germanique, préfiguration lointaine
de notre Europe actuelle.
La manifestation s’est tenue dans un labyrinthe de caves, dans le XIème
arrondissement, avec une douzaine d’artistes.
Elle a débuté par un thé souterrain, aux bougies, et s’est terminée par un thé
nocturne sous les toits du même immeuble.

L’année 2000, toujours autour du 16 Décembre, 27 plasticiens se sont réunis,
dans une séduisante maison néogothique avec jardin, contemporaine
de Lewis Carroll, dans le Vème arrondissement. Alice y rencontrait parfois
le Petit Prince, en cette année du centenaire de Saint-Exupéry.

En 2001, pour le tricentenaire de Madeleine de Scudéry, nous avons pu
introduire Alice dans le Pays du Tendre.
L’exposition se tenait à l’abri d’une grande voûte au pied des Frigos,
haut lieu de création contemporaine, dans le XIIIème arrondissement.
25 artistes y participaient, autour de l’écritoire rêvé de Madeleine de Scudéry
et sur fond d’un grand tableau d’Alice au Pays des horreurs,
et d’une Alice en bourqa, échos plastiques de l’actualité.

En 2002, 34 artistes exposent dans la tour de Jean sans Peur,
dernière tour médiévale subsistant encore à Paris, qui faisait partie
du palais des ducs de Bourgogne.
Cette tour se trouve toute proche des Halles, dans le IIème arrondissement.
Pour son usage personnel, Jean sans Peur avait fait réaliser par des artistes
un manuscrit du Livre des Merveilles du Monde , richement enluminé.
Il comprenait outre le récit des voyages de Marco Polo, d’autres relations
de voyageurs étant allés vers l’Orient.

L’exposition se présente comme un supplément à ce manuscrit,
dans lequel entrent les personnages d’Alice au Pays des Merveilles.
Mais elle accueille aussi des œuvres qui ont bien d’autres supports ;
c’est le cas chaque année, avec des créateurs de pratiques artistiques
et d’origines très diverses.

La ‘Lewis Carroll Society’ nous encourage vivement, dans notre action,
elle a des membres dans le monde entier, et même des enfants,
qui correspondent par Internet et ont créé le « Dodo’s Book ».

Le livre de Lewis Carroll, « Alice au Pays des Merveilles » lui a été inspiré
par une petite fille, sur la rivière Isis, au cours d’un bel après-midi d’été.
Il est devenu le livre le plus universellement connu des enfants,
des Etats-Unis au Japon, de la Grande-Bretagne à l’Australie.
Il mérite de l’être tout autant par les adultes, comme le reste de son œuvre
protéiforme : photographie, graphisme, logique, mathématiques…

Guy Jacqmin

 
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